jeudi 14 décembre 2017

Liberta


Liberté, liberté chérie


Miracle de la nature, jour de janvier
Des bourgeons en éclat miment la naissance,
L’arrivée sur la Terre d’une existence
Dont l’étonnement est le sentiment premier.

De cris en découvertes, l’émerveillement
Se pose alors sur chaque aspect de la vie.
D’amour maternel en désirs inassouvis,
Il regarde les adultes envieusement

Car leur champ des possibles lui paraît sans fin :
Actes détachés de leurs besoins primaires,
Soumission indéniable mais volontaire.
Ses barrières d’enfant lui causent du chagrin.

Il grandit et sent qu’il se rapproche d’elle
Sans l’atteindre et l’enlacer comme les grands.
Mais dans son pays ne règne aucun tyran,
Et donc sa conscience individuelle

L’accompagne de sa légère gravité,
Mûrit à la manière d’un fruit au printemps
Pour donner à cette jeunesse le mordant

Le goût si étourdissant de la liberté.

vendredi 8 décembre 2017

Une page qui se tourne

Idole des jeunes des années soixante
Devenue symbole des vieux d'aujourd'hui
Ces baby-boomers à la vie arrogante
Observant leur descendance peu épanouie

Dans une France terne et conservatrice
Le rock and roll il a su populariser
Et la jeunesse il a soudain électrisée
Lui, disciple francophone du King Elvis

Infidèle, exilé fiscal et flambeur
La sincérité de l'homme l'a emporté
Et des nombreux excès aux histoires de cœurs,
Tout un pays le guette : une star est née.

Un jour, le ventre du Roi fît de l'ombre au rock
Mais son beau double hexagonal reste debout
Et face aux modes, s'entoure de jeunes loups
Prêts à lui offrir de nouveaux tubes chocs

Des sosies fanatiques aux snobs parfois cruels
Tous se passionnent pour la santé du mythe
De chutes en rémissions on le croit immortel
Tandis qu'il prépare un concert insolite

Le gros crabe n'atteint ni voix ni charisme
Mais éteint le corps de l'étoile dans la nuit
Pleurent des millions d'amours, des millions d'amis
Ainsi disparut Johnny, héraut de Memphis.


mardi 5 décembre 2017

Le jugement divin

Quel(le) que soit notre sexe, âge, milieu social, profession ou lieu de résidence, nous sommes en permanence soumis au jugement de la société. Malgré la chance inouïe que nous avons de vivre en démocratie, et non sous une dictature au sein de laquelle aucune tête ne doit dépasser, la société possède des cadres, des chemins de vie normatifs. Il ne peut en être autrement puisqu'elle se définit justement par l'établissement de ces normes : "milieu humain dans lequel quelqu'un vit, caractérisé par ses institutions, ses lois, ses règles". Cette définition laisse déjà entrevoir le conflit fondamental de chacun, à savoir l'évolution d'un individu à l'intérieur d'un milieu policé.

Personne ne peut prétendre rester et être toujours resté dans les clous. Il arrive inévitablement un moment dans la vie de chacun où vous sortez des normes. Prenons quelques exemples :

Mariée, deux enfants, petit pavillon agréable en région parisienne, une voiture, un chien, un mari cadre supérieur. Quand suite à une rupture à l'amiable avec son employeur-exploiteur, elle décide d'entamer une formation en vue d'une reconversion professionnelle, la société s'en étonne. Pourquoi reste-t-elle si longtemps au chômage ? Pourquoi glande-t-elle à la maison toute la journée pendant que son mari travaille ? Car même si l'ensemble de sa vie était bien dans les clous, il est arrivé un moment où le train a déraillé et la société française n'accepte pas tout à fait une telle situation. Une femme doit travailler, doit être indépendante et ne surtout pas rester au foyer. Ma mère étant dans ce cas, je connais très bien ce jugement sans appel. L'idéal de la femme au travail est sensé accoucher d'une femme plus libérée que la femme au foyer, mais finalement, l'injonction a simplement été déplacée d'un lieu à un autre. Cependant, cela ne doit en aucun cas faire l'objet d'une exclusivité. La femme doit aussi procréer. Qu'elle travaille, c'est une obligation tacite. Qu'elle ne fasse que travailler, c'est une condamnation tacite. Une femme sans enfant est forcément dans cette situation parce qu'elle veut se consacrer à sa carrière. Sacrilège ! Carriériste ! Un homme qui a procréé et ne voit ses enfants que rarement pour cause de dents qui rayent le parquet bénéficiera d'une plus grande mansuétude. En d'autres termes : la femme doit vouloir (et c'est effectivement le cas chez la majorité des Françaises) le beurre et l'argent du beurre. Face à la difficulté pratique, organisationnelle, voire nerveuse engendrée par cette double injonction (tout en gardant à l'esprit la nécessité économique comme cause historique et principale de l'activité des femmes), on est en droit de se demander si elles n'ont pas la vie plus dure alors même qu'elles ont atteint une forme d'indépendance financière.

Ingénieur en informatique parisien de 38 ans, célibataire, sans enfant, habitant dans un petit studio. Sa réussite professionnelle a beau être difficilement contestable, notamment parce qu'elle s'accompagne d'un bon salaire et d'un certain bien-être au travail, la société considère irrémédiablement ce type comme un raté. Un vieux garçon. Son appartement est mal tenu, comme celui de tous les hommes célibataires. La société amasse et ressasse les préjugés sexistes sans modération et ne voit pas pourquoi ils épargneraient les hommes. Le jeune homme n'a pas d'enfant, n'a pas de femme, il est indubitablement malheureux comme une pierre. Seul et pathétique. L'idée que la vie de célibataire puisse offrir des joies et plaisirs différents et non moins métaphysiques que ceux du père de famille échappe au jugement de la société. Bref, elle a tranché : c'est un pauvre type.

Jeune femme de 29 ans, trois enfants, sans emploi, un mari ouvrier, une maison dans le Nord. Un cas social. Un accent chti insupportable. Des fautes de syntaxe et de conjugaison à l'oral. N'imaginons même pas le niveau à l'écrit. Trois mômes à moins de trente ans : une pondeuse qui vit sur les aides sociales. Le mari est forcément encore plus bête qu'elle, alcoolique, cela ne fait aucun doute. Que cette famille puisse être parfaitement équilibrée et relativement "heureuse", certainement bien plus que n'importe quelle famille riche du bassin parisien au niveau d'attente et donc de déception plus élevée, la société ne peut l'imaginer. Le confort matériel est un critère important pour celle-ci, au même titre que le fait de se confort-er à un idéal de vie, une fois de plus. Mais pour en revenir à notre jeune nordiste : on ne commence pas la reproduction avant la fin de la vingtaine. On fait d'abord des études, quitte à ce qu'elles soient inutiles, mais on doit en faire. Bref. Le jugement est tombé : ce sont des ploucs électeurs du FN à fuir pour mieux les mépriser.

PDG d'une société de taille moyenne, grand pavillon dans une banlieue chic des Hauts-de-Seine, 42 ans, divorcé, deux enfants. L'horrible bobo parisien, le mal absolu pour toute une frange de la population. Car une déviation du sens initial (bourgeois+bohème) a amené bien des gens à ne garder que "bourgeois" dans leur jugement. Il est sans doute haï par la famille évoquée plus haut car contrairement à elle, il n'a aucune raison de s'opposer à l'immigration puisqu'il en bénéficie dans son entreprise, ni de s'opposer au système puisqu'il en bénéficie dans son entreprise. Telle est la nouvelle définition du bobo. De gauche, de droite. Bohême, pas bohème. Bouffeur de quinoa, bouffeur de côtes de bœuf. On s'en fout. C'est un "bobo de merde" avec sa petite vie parfaite qui ne comprend rien à la "vraie vie" et ne connaît pas de "vrais gens". Le jugement est tombé : il concentre toute la frustration des classes populaires "qui souffrent" et en devient donc haïssable. 

La société a ses normes. Au sein de la société française résident de multiples sous-sociétés avec leurs propres systèmes de lecture sans appel. Alors que le peuple craignait le jugement divin sous l'Ancien Régime, les individus d'aujourd'hui sont en permanence soumis à un jugement aussi sévère et péremptoire que le jugement de Dieu. Disons qu'il en a toute les caractéristiques sans pouvoir être appelé ainsi. La société est notre Dieu actuel, cachée, pernicieuse, mais tout aussi toxique pour l'individu. Celui-ci se soumet : il fête Noel alors que ce folklore américanisé le stresse plus qu'autre chose, il juge sans relâche ses contemporains sans réfléchir aux critères expliquant ses verdicts, et enfin il s'enchaîne à ses origines. Plus que jamais. Les origines sont le contraire même de l'individu. Elles sont puissantes et constituent la base de bien des jugements. Résidant moi-même à l'étranger, je suis malheureusement très bien placée pour le savoir. Vos propos et comportements sont jugés à travers le prisme de l'idée que se font les autres de vos origines. Votre individualité est donc bien trop souvent niée. Quel ennui. Quelle privation terrible de liberté. Le déterminisme...L'horreur. J'aurais pu faire entrer les origines dans mes exemples de personnages types jugés négativement par la société, mais je voulais avant tout montrer que MÊME en dehors de ce critère, le jugement est dur et injuste. Alors imaginez AVEC. Je pense que le jugement social et la négation de l'individu sont renforcés par la place que prennent aujourd'hui les origines dans les mentalités. D'où vous venez, votre religion, votre sang !

Le plus choquant dans cette histoire de société toute puissante et aliénante demeure le contexte objectif dans lequel elle se joue : démocratie, économie libérale, sensée lutter plus que jamais contre l'obscurantisme. Le jugement social ne peut être apparenté à un quelconque obscurantisme, ce serait trop...noircir...le tableau, mais l'esprit des Lumières était avant tout une célébration du libre arbitre et donc de l'individualisme contre le dogme. Alors pourquoi revenir en arrière et remplacer un dogme par un autre, plus tacite ? C'est le propre d'une société dira-t-on, mais tout de même...L'affranchissement et le questionnement de ses propres jugements est à la portée de chacun ! La tolérance ne s'acquiert pas par les études supérieures, et la pulsion de liberté vit en chacun de nous. Pourquoi la réprimer sans cesse ?

lundi 4 décembre 2017

Surfemme

Surfemme

Les écrivains qui travaillent à cet instant très précis sont des surhommes.
J’ai toujours lu des « classiques », avec une très nette préférence pour les Réalistes du XIXe siècle : Zola, Maupassant et surtout Balzac étaient et restent mes machines à remonter le temps pour explorer une époque révolue et une nature humaine aussi immuable que les règles sociales auxquelles elle doit se conforter. Non pas que Le père Goriot ne m’ait appris quoi que ce soit sur la société parisienne à la Belle époque, ses principes ne différant en rien de mes propres observations gracieusement offertes par quelques années dans la capitale. En revanche, lire l’expression aboutie et romancée de ce que mon vécu m’a permis d’entre-apercevoir de l’âme humaine représente sans doute la plus grande satisfaction intellectuelle qu’il soit. Cette confirmation d’avoir intuitivement saisi les caractères, sublimée par la littérature, réussit le miracle d’une évasion intellectuelle du monde concret par le biais d’une description de celui-ci plus vraie que nature et enrobée d’une fiction bien construite. En d'autres termes : s'évader du monde dans lequel on est projeté en lisant sa narration. Quel sublime paradoxe !

Avant 2013, mes lectures contemporaines s’étaient limitées à quelques extraits d’Amélie Nothomb ou autres Beigbeder qui m’ont toujours semblé à des années lumières de la réalité et donc de l’essence même de la littérature, ou plutôt de MA littérature. Virginie Despentes fait figure d’exception à la règle. Son style punk me séduit par son manque radical de subtilité, au même titre que ses nombreuses références musicales.
Soudain arrive 2013 (ou 2014 ?) et un immense tag sur la façade d’un immeuble du 5e arrondissement : « LISEZ ». Oui, mais encore ? Un « Nique la police » aurait certes été bien incongru dans ce quartier, mais de là à inscrire une telle injonction...avec en son dessous un « LISEZ HOUELLBECQ » encore plus immense. Intriguée par ce tag, j’ai décidé de suivre bien sagement son injonction et Les particules élémentaires a bouleversé ma vie. Ce sinistre chef d’œuvre de fin de millénaire m’a fait prendre conscience de deux choses. Tout d’abord, il est encore possible d’écrire de grands romans réalistes à cette époque qui est la mienne. Et ensuite, lire des contemporains a fait germer en moi une idée très simple, mais parfaitement inédite pour cause de trop fortes doses de classiques : « Ce qu’il écrit, toi aussi tu peux l’écrire ». À partir de là, tout était devenu limpide. J’écrirai, d’autant plus que je ne suis « douée » pour rien d’autre. Plus d’alternative. Plus d’excuse. Plus de complexe admissible.

N’en jetez plus : je serai une surfemme ou ne serai pas.



dimanche 3 décembre 2017

L'Homme Blanc

On ne parle que de toi,
Sans arrêt, sur la toile.

Tu serais dominateur,
Toujours colonisateur.

Le pouvoir, objet de foi,
Sillonne dans ta moelle.

L'instinct seul te limite.
La morale est ignorée.

Aux femelles tu fais peur,
Narguant leur vile pudeur.

Ton horrible conduite
Sera un jour balancée.

On te saura prédateur,
Ignoble porc agresseur.



Certains masques sont tombés,
Des Tartuffes démasqués
Se disaient féministes
Et parfois socialistes.

D'une marche à Washington,
Il restera un dégoût,
Car les actes résonnent
Et des mots viennent à bout.

La mort subie des puissants,
Tous ces griefs incessants
Paraissent impudiques,
Mais surtout bénéfiques.



De ces brebis galeuses
Tu ressors pourtant blanchi.

La foule silencieuse
Du soupçon est affranchie.

Grâce à un prédicateur,
L’évidence est rappelée :

L’Homme Blanc est imparfait,
Le musulman est mâle

Menaçant ma liberté,
Ma vie occidentale.

Femme, défends l’Occident !
Résiste pour l’Homme Blanc !

mercredi 29 novembre 2017

Le marché aux moutons

Dans sa belle démesure
Le grand peuple germanique
A greffé à sa culture
Une idée frigorifique

Couleurs gaies sur climat triste
Faux chalets en contreplaqué
La fête des altruistes
Arrive comme l’an passé

Odeur tenace de vin chaud
Jouets en bois made in China
Séduisent les Occidentaux
Si proches de leur nirvana

De nos nuits interminables
Il a un jour fallu sortir
D’une naissance croyable
La Lumière devait jaillir

Cette fin de calendrier
Sonne le début de l’enfer
La retenue est décriée
Au royaume du grégaire

Parez sapins, rues et maisons
Dépensez, mangez, souriez
Mettez-vous tous au diapason
Des sans-abris ayez pitié

Oui, Noel est si magique
Elle nous rend solidaires
Et à peine hystériques
Sous l’injonction populaire

Dans ce joyeux stress collectif
Nous détestons ces salopards
Qui devenus trop dépressifs
Mettent nos métros en retard

mercredi 1 novembre 2017

L'imprudence des bavardes

Claire porte vraiment bien son prénom. C’est une fille sans mystère : elle parle comme un livre, ou plutôt comme un « Marie-Claire » ou un « Elle » ouvert. Aucune profondeur, aucune zone d’ombre, une première discussion avec cette quadra mondaine vous suffit pour connaître son cycle menstruel, ses habitudes alimentaires, sa vie sexuelle, sa journée type, son enfance, ses problèmes de peau et même ses chanteurs préférés. Mère de deux enfants aussi parfaits à ses yeux qu’insupportables à ceux du monde, ils sont inéluctablement son sujet de prédilection. Tous ses interlocuteurs se retrouvent prisonniers du récit de leurs activités sportives, résultats scolaires, lubies, fréquentations et exploits purement subjectifs en tout genre. Secrétaire de profession, elle surprend n’importe quel observateur, même inattentif, par son fourvoiement évident : au lieu d’un tel poste réclamant un minimum de discrétion, concierge est sa véritable vocation. Elle l’ignore.
Tout comme elle ignore les nombreuses conquêtes de son mari. Une à la fois seulement, mais depuis tant d’années. Monsieur a des responsabilités. Directeur des achats pour une marque de maroquinerie de luxe, il se retrouve souvent aux quatre coins du monde pour négocier de gros contrats, et tandis que la parole de sa femme n’a aucune valeur intellectuelle ni marchande, la sienne pèse des millions de dollars. Pour éclairer les tristes nuits de solitude de José Schwartz passées à l’hôtel après de longues journées de visites et séminaires, sa boîte lui propose toujours les services d’une escort. Chose que le séduisant quadra refuse systématiquement. D’une part, il savoure toute soirée passée loin du dégueulis oral quotidien de sa chère et tendre. D’autre part, sa maîtresse Jolène vaut toutes les prostituées du monde car non seulement elle est gratuite, mais surtout elle se tait.
Au siège de la société, tout le monde sait que Claire est cocue. Tout le monde l’écoute attentivement raconter sa vie si captivante pour se fournir en matière à plaisanterie dès que Madame a le dos tourné. N’importe quelle femme aurait en temps normal pressé le bouton de la solidarité féminine pour lui révéler les déviances de son mari, mais Claire fait preuve de tellement de nombrilisme lors de ses interminables monologues qu’elle n’inspire aucune compassion. La seule pensée que sa situation évoque dans l’esprit de tous, hommes et femmes confondus, se résume en un sincère « Bien fait pour sa gueule ».
Inutile de dire qu’elle n’a pas toujours été ainsi. Une secrétaire sans diplôme n’aurait eu aucune chance de rentrer dans un grand groupe, et encore moins de sortir avec le jeune cadre dynamique qu’était José il y a quinze ans, si elle n’avait montré aucun autre intérêt pour quoi que ce soit d’autre que sa personne et passé son temps à cancaner. Non. En plus de son anglais impeccable qu’elle doit uniquement à son papa originaire du Sussex, elle était à l’époque très jolie, plutôt silencieuse et à la limite de la nymphomanie.
Malheureusement rien ne dure, et même si sa beauté lui a laissée de beaux restes, la maternité l’a transformée. Son obsession pour le sexe s’est reportée sur sa descendance dès le premier enfant. Reine du narcissisme au royaume des très jolies princesses capricieuses, son intérêt pour les plaisirs de la chair lui a jadis permis de se faire remarquer par un honnête homme. Mais à la première progéniture née, le masque est tombé et l’égoïsme absolu s’est matérialisé en un petit être, prolongation du sien. Le monde extérieur s’efface alors, seuls les mini-moi comptent aux yeux du moi d’origine. Et vice-versa, car de jeune secrétaire sexy génératrice de fantasmes, Claire a sauté à pieds joints dans le piège tendu à toutes les femmes imbues de leur personne qui se mettent à enfanter.

Elle n’a rien vu venir et ne voit toujours rien. Ses bavardages ont eu raison d’elle, de son couple et de ses relations sociales. Jeunes narcisses des temps modernes, prenez-garde à votre langue, tenez-là ; pour les autres, et surtout pour vous.